Bienvenue sur le site du Syndicat Sud Education Aveyron

Un syndicat qui s’oppose résolument au néo-libéralisme : austérité budgétaire, précarité, flexibilité, mise en concurrence des établissements et des écoles.

Un syndicat qui, au-delà des enseignant-es et autres personnels de l’éducation nationale, lutte avec les chômeur-ses, les précaires, les mal-logé-es, et les sans-papiers, en participant activement aux mouvements sociaux : grèves, manifestations,...

Adresse du local  : 100 avenue de Toulouse 12000 RODEZ 

Tél  : 05 65 75 99 96

Permanences : jeudi


jeudi 3 mai 2018

Tous ensemble pour la défense des services publics : Manif 22 mai à Rodez ! 12.00 : Pique-nique au mail de Bourran, Rodez - 14.30 : départ en manif vers le Centre-ville

Sélection, inégalités territoriales, tri social, précarisation, casse des statuts, voilà les maîtres mots de la politique gouvernementale. à l’image des cheminot-e-s et du service public ferroviaire, l’éducation nationale et ses personnels sont durement attaqué-e-s. Notre réponse doit être à la hauteur des enjeux car c’est la notion même de service public qui est menacée.

Egalité, justice sociale, démocratie : il y a des principes qui deviennent des lieux dans lesquels est ancré le progrès. C’est ce qu’incarne plus que tout l’école publique. Aujourd’hui, plus que jamais, ces lieux sont attaqués. Alors de la maternelle à l’université, rassemblons-nous, convergeons avec les luttes en cours pour le bien commun. Organisons des zones à défendre, remettons le progrès social au goût du jour !

1er degré

Précarité renforcée

L’éducation nationale, première utilisatrice des contrats aidés est loin d’être épargnée par leur disparition. Pour pallier ce manque, le ministre de l’éducation a annoncé « une montée en charge » des Services Civiques qui ne dépendent pas du Code du Travail et perçoivent une « indemnité » de moins de 600 euros par mois. Contrairement à leurs objectifs initiaux, les Services Civiques sont amené-e-s à effectuer des missions qui relèvent d’emplois statutaires.
On observe que la création des CP à 12 élèves dans les REP+ à moyens constants a amputé le nombre de remplaçant-e-s qui ont été redéployé-e-s sur des postes en écoles. Pour faire face à ce manque de personnels, le recrutement de contractuel-le-s a été généralisé. Cette situation scandaleuse pour ces collègues peu ou pas formé-e-s est également dangereuse pour les titulaires. Le recours massif aux contractue-lle-s et la diminution des postes aux concours s’inscrivent dans la volonté de dé-fonctionnarisation de l’éducation nationale.

Postes supprimés, fermetures de classes assurées

En effet, pour fournir les enseignant-e-s nécessaires dans les classes à 12 élèves, dans de nombreux départements, ce sont des titulaires brigades (remplaçant-e-s dans le premier degré qui sont pourtant déjà en nombre notoirement insuffisant) et des PDMQDC (plus de maîtres que de classes) qui seront déplacé-e-s. Leurs postes seront supprimés pour la plupart. Le nombre de poste au concours apparaît insuffisant, car l’augmentation est bien trop faible pour couvrir les besoins d’ouvertures de ces postes. Le ministère ne se donne pas les moyens de sa politique. La conséquence : des fermetures de classes. Les classes de Très Petites Sections sont largement concernées en contradiction avec les politiques annoncées pour la maternelle. Mais aussi l’augmentation du nombre d’élèves par classe dans toutes les écoles qui se situent hors ZEP ainsi que la multiplication des classes multi niveaux ( non choisis) à effectifs pléthoriques dans les écoles rurales.

école maternelle au privé ?

Les annonces du passage de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans, entérine une situation de scolarisation quasi-généralisée. Mais en l’absence de moyens supplémentaires c’est le privé sous contrat qui devra assurer ce service avec le financement des municipalités. A cause des inégalités financières et sociales qui existent entre les communes, c’est une école maternelle multi-vitesse et inégalitaire qui risque de se mettre en place et l’enseignement privé qui va en bénéficier.

Lycée

Dégradations des conditions d’études et de travail

Le ministère de l’EN, vient de communiquer les projets de textes concernant les réformes concomitantes du lycée et du bac. Les informations sont encore un peu vagues à ce jour : le ministère arrête la répartition des horaires des enseignements au lycée mais sans préciser ce que contiendront ces enseignements et notamment ceux de spécialités dont les intitulés révèlent des disciplines qui pour l’heure n’existent pas, ou des associations disciplinaires dont l’organisation et les répartitions horaires demeurent inconnues. Le ministère maintient le flou et à dessein, car ces nouvelles spécialités et disciplines impacteront les postes, les horaires et conditions de travail des enseignant-e-s. L’estimation pour la seule première année de mise en place est entre 5 et 10 000 suppressions de poste. De plus, la question des effectifs n’est pas réglée. Les classes seront globalement plus chargées (puisque sans filière), sauf pour une partie des enseignements de spécialités et options. Les seuils des effectifs par classe seront donc toujours à 36 élèves.

Sélections et inégalités territoriales
Une plus grande autonomie est donnée aux établissements dans la gestion de la marge horaire, ce volume d’heures données en plus aux établissements. Actuellement ces heures sont destinées à des dédoublements et des cours en groupe à effectif réduit. Dans les nouveaux textes, leur usage n’est plus défini. La proposition de ventilation est dévolue au conseil pédagogique, ce qui renforcera le pouvoir des hiérarchies intermédiaires.
La disparition des filières et l’autonomie des établissements vont de fait entraîner la disparition de la carte scolaire et donc permettre aux chefs d’établissement de choisir les élèves. C’est la mise en place de la concurrence entre les lycées et l’aggravation des inégalités territoriales. 
Enfin, le ministère en profite, pour non seulement diminuer le volume d’heures consacrées à l’accompagnement personnalisé (54h annuelles en seconde et 1h30 hebdomadaire en première et terminale) en les amalgamant à ce qu’il nomme de « l’éducation à l’orientation », mais également entériner la disparition de l’orientation scolaire et sa fusion avec l’orientation et la disparition des CIO, en prévoyant la possibilité de faire appel à des organismes extérieurs pour les heures « d’éducation à l’orientation », de fait entraîner la disparition de la carte scolaire et donc permettre aux chef-fe-s d’établissement de choisir les élèves. C’est la mise en place de la concurrence entre les lycées et l’aggravation des inégalités territoriales.

Réforme de l’enseignement professionnel

Dans le même temps, Jean-Michel Blanquer enclenche une réforme de la voie professionnelle, distincte de celle du bac et du lycée. Complètement dépendante de celle menée par Pénicaud sur l’apprentissage et la formation professionnelle, elle porte un rude coup à l’enseignement professionnel scolaire. Claironner partout vouloir faire des « Harvard du professionnel » c’est bien. Mais dans la réalité la plupart des DHG de SEP et LP sont ponctionnées dès cette année et on nous promet une place accrue du patronat dans le choix des formations et la rédaction des référentiels, la casse du cadre national des diplômes, la mise en danger du statut de PLP et la transformation de la voie pro en sas de l’apprentissage.

Université

Sélection à l’université

Dans le supérieur, la mobilisation contre la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiant-e-s (ORE) s’étend. Dans un contexte marqué par des violences intolérables contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s, une quinzaine d’universités sont désormais occupées ou bloquées. SUD éducation s’oppose depuis l’automne à cette loi et demande son abrogation pour les raisons suivantes :
>
 La possibilité de la sélection à l’entrée de l’université : au prétexte d’une meilleure orientation, la loi donne la possibilité à
chaque université de créer des attendus locaux, mettant fin au baccalauréat comme diplôme garantissant l’accès à l’enseignement supérieur.
L’usine à gaz Parcoursup : la formulation de 10 vœux non hiérarchisés et le refus du gouvernement d’autoriser les classements ex-aequo contribuent à faire de Parcoursup un outil injuste et inutilisable. Dans les filières en tension, il sera humainement impossible d’examiner les vœux des élèves (plusieurs milliers de dossiers souvent) et des algorithmes vont être mis en place pour le faire. Frédérique Vidal ment donc éhontément quand elle déclare que les lettres des élèves seront lues par les équipes pédagogiques. Plusieurs collègues ont ainsi déjà annoncé qu’ils et elles refuseraient de classer les demandes dans Parcoursup et réfléchissent aux moyens de contourner le système.

Fin du cadre national des diplômes
La Licence sera désormais délivrée si l’étudiant-e obtient 180 crédits, pouvant être obtenus sur une période de 2 à 4 ans, dans une optique de « personnalisation des parcours ». L’étudiant-e s’inscrit ainsi à l’UE et non plus à l’année ou au semestre, impliquant une grande maîtrise du dispositif de formation. Ce mode d’inscription impliquerait la fin de la compensation entre UE dans le cadre d’un semestre et entre semestres dans le cadre de l’année.
Loin d’être une simple réforme technique d’APB, la loi ORE est le cheval de Troie d’une offensive de grande ampleur contre le service public de l’enseignement supérieur, quasi-gratuit et ouvert à toutes et tous. Par exemple, l’université de Nice proposera dès la rentrée prochaine des diplômes d’établissement (locaux) de niveau master… avec des droits d’inscription de 4000 euros ! Il faut donc soutenir les étudiant-e-s mobilisé-e-s qui combattent la loi ORE et inciter les collègues à refuser sa mise en œuvre !

On se mobilise !


12.00 : pique-nique au mail de Bourran, Rodez
14.30 : départ de la manif vers le Centre-ville.


Actualités syndicales aveyronnaises

mardi 1er mai 2018

Premier degré : circulaires Blanquer À force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.

C’est officiel Jean-Michel Blanquer sera bien ce nouveau ministre moderne qui fait du neuf avec du vieux : le retour aux « bonnes vieilles méthodes » d’une école rétrograde avec en exergue le retour à la méthode syllabique pure ! Effet politique garanti, résultats pédagogiques anéantis... Les (...)

jeudi 5 avril 2018

Motion sur les Assises de la maternelle

Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation samedi 31 mars 2018
Cette semaine avaient lieu à Paris les Assises de la maternelle, organisées par Jean-Michel Blanquer pour les cadres de l’Education nationale, chargé-e-s ensuite de prêcher la bonne parole auprès des (...)

jeudi 29 mars 2018

Pour un mouvement des précaires de l’éducation TOUTES et TOUS en GRÈVE le 5 AVRIL !

Dans l’Éducation Nationale, 1 personnel sur 4 est précaire ! Sud Éducation plus que jamais engagé contre la précarisation de l’Éducation Nationale soutient l’appel à la grève de l’Assemblée des précaires d’Île-de-France.
Les non-titulaires voient leurs droits de plus en plus rognés comme le montrent la (...)

jeudi 22 mars 2018

Mise sous tutelle de l’université du Mirail menace d’intervention des forces de l’ordre

Communiqué de Solidaires Haute-Garonne (31)
Publié le mercredi 21 mars 2018 sur http://www.sudeducation.org/Mise-so... Solidaires 31 condamne la mise sous tutelle de l’État, la menace d’intervention policière et la répression du mouvement social sur la fac du Mirail. En grève depuis plus de 3 mois (...)

jeudi 15 mars 2018

Le Décret n° 2018-152 modifiant le statut des ATSEM : la grosse arnaque !

Communiqué commun de SUD CT et SUD éducation
Publié le mardi 13 mars 2018 sur http://www.sudeducation.org/Le-Decr... Après différentes mobilisations des ATSEM en 2017 demandant, entre autre, la revalorisation de leur cadre d’emploi, le gouvernement Macron-Philippe accouche d’une souris… empoisonnée (...)

Agenda syndical aveyronnais

<<

2018

 

<<

Mai

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

7 février 2011 - CREATION D’UN COLLECTIF DE DEFENSE DE NOS ECOLES A MILLAU

Un collectif de défense des écoles du premier degré et du second degré se met en place afin (...)

7 février 2011 - Actions Millau

Pour contrer les réductions inédites des dotations horaires des établissements, les personnels (...)