Seulement quelques semaines après la rentrée scolaire, dans le prolongement de la mobilisation du 10 septembre, les personnels de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se sont largement mis en grève le 18 septembre contre le budget d’austérité que veut nous imposer Macron. Avec un personnel gréviste sur trois dans le premier degré et un sur deux dans le second degré, la grève est massive et a été particulièrement suivie dans les vies scolaires. Cette grève exprime la colère des personnels qui n’en peuvent plus des mesures d’austérité. L’école est à un point de rupture.
Les assemblées générales et les manifestations qui ont eu lieu aujourd’hui montrent à quel point l’aspiration à une autre politique, plus juste socialement, est forte parmi les personnels de l’éducation. Elles et ils revendiquent la priorité aux services publics et la défense de notre modèle social alors que le camp présidentiel s’entête dans sa politique à la solde des ultra-riches. Il n’y aura pas de stabilité politique tant qu’il n’y aura pas une véritable politique de justice sociale.
Ce sont nos salaires, nos conditions de travail, les conditions d’étude des élèves et des étudiant·es, nos retraites et le monde dans lequel nous voulons vivre, qui sont en jeu aujourd’hui : pour un autre avenir, pour un autre budget, soyons mobilisé·es !
SUD éducation appelle les personnels à poursuivre la mobilisation, à se réunir sur les lieux de travail très rapidement pour construire la grève reconductible qui permettra d’amplifier le rapport de force pour arracher des victoires. Pas d’économies sur le service public d’éducation, pas d’économies sur nos vies !
SUD éducation portera dans l’intersyndicale l’appel au plus vite à une nouvelle journée de grève et de mobilisation dans notre secteur comme au niveau interprofessionnel.

