édito La force du collectif

samedi 11 septembre 2021

Vous reprendrez bien un peu d’antidépresseur.

On peut déplorer le manque de moyens pour l’école, ne pas décolérer de voir la culture toujours autant sacrifiée et le système de santé être plus que jamais malmené. Si une politique de santé publique digne de ce nom est toujours aux abonné.e.s absent.e.s, la consommation d’anxiolytiques ne cesse d’augmenter. Le fait n’est pas nouveau et on sait que la France est un des plus gros consommateurs d’anxiolytiques de la planète, même si d’autres pays font largement pire.
Dans ce domaine, il n’y a pas pour l’instant de crainte de ruptures de stocks à avoir. On ne peut pas en dire autant des purificateurs d’air, des masques FFP2 ou encore de vaccins qu’il aurait été plus facile d’acheminer en levant les brevets des multinationales qui les fabriquent afin d’en faire un bien commun. Tout cela est à l’image de la politique du gouvernement : beaucoup de comm. et de bricolage, de plus en plus d’autoritarisme, mais pas de mesures ambitieuses et à la hauteur de la situation pour protéger les populations.
S’il est une illusion qu’il faudrait bien balayer, c’est le mythe d’un état au service des populations, là où tout est fait pour favoriser d’abord les intérêts des patrons (les plus puissants en priorité) qui valent bien plus que nos vies.
Face à cela, c’est bien la mobilisation des salarié.e.s qui est à l’ordre du jour pour notre santé, pour le droit à l’éducation, pour un véritable statut en faveur des personnels les plus précaires (AESH, AED...), pour une tout autre répartition des richesses aujourd’hui accaparées par ceux qui détiennent en toute illégitimité les moyens de production.
Cet appel sera peut-être jugé incantatoire par celles et ceux qui estiment ne rien peser face à une machine capitaliste qui nous broie chaque jour un peu plus et un état qui lui prête main forte par la répression et le contrôle social. Ce sentiment est compréhensible quand on se sent faible parce qu’isolé. Malgré ses limites, le syndicalisme, et notamment le syndicalisme combatif et de transformation sociale qu’incarne Sud, reste le meilleur moyen de s’organiser collectivement. C’est le collectif qui a permis de régulariser cet été un élève de Saint-Affrique sans papier et expulsable. C’est encore lui qui a permis d’obtenir plus de recrutements d’AESH en France ou encore de prendre en compte leur ancienneté dans leur carrière, même si cela reste insuffisant. Et si la réforme des retraites n’a pu être appliquée jusque-là, c’est aussi grâce à notre lutte collective et à un syndicalisme qui se bat.

Alors oui, nous pouvons gagner et voir satisfaites nos revendications, mais pour cela il faut s’en donner les moyens. Aussi, organisons-nous !


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