Bienvenue sur le site du Syndicat Sud Education Aveyron


Un syndicat qui s’oppose résolument au néo-libéralisme : austérité budgétaire, précarité, flexibilité, mise en concurrence des établissements et des écoles.


Un syndicat qui, au-delà des enseignant-es et autres personnels de l’éducation nationale, lutte avec les chômeur-ses, les précaires, les mal-logé-es, et les sans-papiers, en participant activement aux mouvements sociaux : grèves, manifestations,...


Adresse du local  : 100 avenue de Toulouse 12000 RODEZ 


Tél  : 05 65 75 99 96


Permanences : jeudi


jeudi 23 novembre 2017

Contre les violences faites aux femmes dans l’Éducation Nationale

VIOLENCES SEXUELLES


A l’heure où la parole se libère au sujet du harcèlement structurel que subissent les femmes, la responsabilité de l’Education nationale doit être questionnée dans la mesure où les programmes, les préconisations en la matière ne sont pas respectées.

Les trois séances obligatoires sur l'éducation à la sexualité par an et par niveau de la maternelle à la terminale ne sont pas mises en place dans les établissements. De nombreux textes (Code de l’éducation, circulaires de 1999 et de 2003) rappellent que ces enseignements doivent être effectués même s’ils sont insuffisants car ils peuvent être trop théoriques voire véhiculer certains clichés. Nous savons que l'éducation est un des meilleurs moyens de lutter contre les stéréotypes sexistes, qui produisent discriminations et violences.


Depuis 2011, des partis, des associations et des groupes liés au milieu réactionnaire catholique (Sens commun, La Manif Pour Tous, Citizengo) exercent une forte opposition auprès du Ministère de l'Education Nationale pour supprimer cette éducation à la sexualité et cette déconstruction des stéréotypes de l'école au lycée :

  • retrait des ABC de l'Egalité ;

  • pressions sur les enseignant-es ;

  • révision du contenu des cours de SVT ;

  • baisse des moyens financiers aux associations intervenant dans les établissements auprès des élèves…

Ces opposant-es sont porteur-ses de violences en nous imposant une société binaire dont les femmes et les élèves sont victimes.


L’école doit au contraire déconstruire les stéréotypes, développer des pédagogies anti-sexistes afin de prévenir les violences faites aux femmes et à toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les représentations binaires masculin/féminin.


AU DELÀ DES VIOLENCES SEXUELLES, LE POIDS DES STÉRÉOTYPES...


Stéréotypes dans l’Education : professeure, un métier « idéal » pour rester (ou redevenir) femme au foyer


L’organisation de notre société incite les femmes à choisir l'enseignement, permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale. L’idée selon laquelle les femmes doivent, plus que les hommes, adapter leur vie professionnelle à une vie familiale dont la responsabilité leur incombe, a la vie dure. Outre la flexibilité d’emploi du temps que permet le second degré, elles occupent aussi plus souvent des emplois à temps partiel, souvent subis : aujourd’hui dans l’Education nationale, environ 12 % des femmes sont à temps partiel, contre 3 % des hommes. Ce travail à temps partiel, de même que les inégalités d’avancement de carrière, engendrent de fortes inégalités salariales et de retraite.


Filles et garçons intériorisent les stéréotypes


Filles et garçons continuent à se conformer à ce qui est présenté comme leur domaine respectif de compétence dans des schémas socioprofessionnels fortement stéréotypés. Cette persistance des choix sexués est autant le fait des garçons que des filles. Par exemple, 8 garçons sur 10 se jugeant fort-es en mathématiques vont en filière scientifique, contre 6 filles sur 10.


Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion de la journée du 25 novembre. Pour construire une autre école et une autre société, SUD éducation revendique :


Pour les élèves

  • la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans l’élaboration des programmes

  • la production de manuels qui fassent une place à l’histoire des femmes, non pas sur un strapontin dans des dossiers documentaires annexes, mais dans le corps du texte et le fil de l’Histoire (documents-sources d’auteures, féminisation des textes, évocation systématique de la place des femmes, vision genrée des évè-nements et des concepts)

  • la mise en œuvre de pratiques de classe favorisant la circulation égalitaire de la parole, les pratiques collaboratives, l’apprentissage de toutes les disciplines (littéraires, scientifiques, artistiques, sportives) pour toutes et tous

    l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non-hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre

  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire

  • la promotion de projets via les CESC, et d’interventions d’associations ou organisations (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements


pour les personnels

  • l’inscription dans les textes de l’arrêt du gel de la note administrative en cas de congé maternité ou parental (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique hospitalière)

  • une politique de prévention et de suivi via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit

  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-es enseignant-es (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-es)

  • un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions - le développement des services de la petite enfance pour que les choix professionnels en soient vraiment

  • une rotation des tâches chez les ATTEE pour ne pas reproduire une division sexuée du travail où les femmes sont le plus souvent assignées aux tâches polyvalentes (faire le ménage, servir les repas) tandis que les hommes occupent les postes techniques ou de supervision (chef cuisine, chef d’équipe)


Pour toutes et tous, personnels et élèves

  • Le refus de toute discrimination fondée sur le genre, l’origine, l’orientation sexuelle

  • Le droit à chacun-e de s’épanouir dans l’identité qui est la sienne, hors des stéréotypes sexistes assignant hommes et femmes à tel ou telle apparence, comportement, rôle social


Actualités syndicales aveyronnaises

jeudi 16 novembre 2017

Toujours plus de précarité

La ministre du Travail Mme Pénicaud a annoncé la fin du recrutement en CAE-CUI dans le cadre du plan d’économie de 4,5 milliards d’euros dans la Fonction Publique. Le budget du gouvernement prévoyait le recrutement de 280 000 nouveaux contrats aidés pour l’année 2017. Mme Pénicaud et M. Blanquer n’ont (...)

jeudi 9 novembre 2017

Appel intersyndical fonction publique pour le 16 novembre Convergeons public et privé pour gagner

En dépit du mécontentement légitime que provoque leur politique et des mobilisations qu’elle suscite, le Président de la République, le Premier ministre et le gouvernement poursuivent leur politique de casse sociale et d’austérité, répondant aux vœux du MEDEF. Ces frappes tous azimuts sont cohérentes et (...)

jeudi 19 octobre 2017

Les évaluations nationales en CP et en 6 ème ne sont pas obligatoires, refusons de les mettre en œuvre !

Ces évaluations nationales
ne sont pas obligatoires ! Le ministère a beaucoup communiqué sur ces évaluations mais il n’a publié au Journal officiel aucune circulaire leur donnant un cadre formel. Il n’y a donc pas cadre réglementaire pour ces évaluations qui puissent les rendre obligatoires. Et non, (...)

jeudi 12 octobre 2017

Compte-rendu de la rencontre de SUD Éducation avec le Ministre de l’Éducation Nationale

Le ministre Jean-Michel Blanquer et sa conseillère sociale ont reçu en audience des représentant-e-s de la fédération des syndicats SUD éducation lundi 2 octobre 2017. Voici une synthèse des quelques thèmes concernant le premier degré parmi tous ceux qui ont pu être abordés.

jeudi 12 octobre 2017

Rapport de la cour des comptes Stop aux attaques contre les droits des personnels !

Le mercredi 4 octobre 2017, la Cour des comptes a publié un nouveau rapport mettant en cause la gestion des personnels enseignants.Ce document a été accueilli positivement par le ministre de l’Éducation Nationale, qui a affirmé dans un communiqué qu’il viendrait « nourrir la réflexion actuelle en matière de ressources humaines dans l’Éducation nationale ».
Si des dysfonctionnements existent, les « solutions » proposées par la Cour des comptes vont toujours dans le même sens : appliquer des logiques managériales au service public et casser les droits des salarié-e-s.

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