Bienvenue sur le site du Syndicat Sud Education Aveyron


Un syndicat qui s’oppose résolument au néo-libéralisme : austérité budgétaire, précarité, flexibilité, mise en concurrence des établissements et des écoles.


Un syndicat qui, au-delà des enseignants et autres personnels de l’éducation nationale, lutte avec les chômeurs les précaires, les mal-logés, et les sans-papiers, en participant activement aux mouvements sociaux : grèves, manifestations,...


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lundi 7 juillet 2014

L’école, un enjeu interprofessionnel majeur

Ce texte a été adoptée par l’Union syndicale Solidaires, dont SUD éducation est membre, lors de son sixième congrès national en juin 2014 à Dunkerque, comme partie d’une résolution sur les politiques publiques.
Dans ce contexte général de remise en cause des politiques publiques, le présent et l’avenir de l’École revêtent une importance capitale. C’est là que se joue beaucoup, certainement beaucoup trop, l’avenir des enfants. Les quelques grands principes sur lesquels l’École publique s’est construite peuvent nous servir de références communes : une éducation obligatoire, une école publique, laïque, accessible pour toutes et tous en tant que service public garanti par l’État. Ce socle devrait permettre la transformation sociale, l’évolution de l’individu au-delà de ses moyens matériels.

Malmenée au cours des quinze dernières années (suppressions de postes, marchandisation, management…) l’école serait aujourd’hui une priorité gouvernementale. Nous récusons cet affichage démagogique qui masque en fait la fragilisation organisée de l’ensemble des services publics. L’École est aussi un « appareil idéologique d’état » qui justifie et consolide l’ordre social dominant. Le service public de l’éducation ne répond pas, dans sa forme actuelle, aux besoins de la population.
Une école pour tous et pour toutes, c’est une école qui s’emploie à ne pas être un lieu de la reproduction sociale. Cette école doit donc tout faire pour amener tou-tes les élèves à un niveau de connaissances et de réflexion critique leur permettant de vivre librement et solidairement. Cette école doit donc avant tout tenter de corriger les inégalités sociales, sans filiarisation de l’enseignement en fonction de la réussite ou de l’échec à l’école. L’école ne saurait radicalement évoluer sans un changement radical de société.

Une école laïque et émancipatrice, où est défendu l’acquis historique de la laïcité et où l’enseignement religieux n’a pas sa place. La concurrence introduite par les établissements privés sous contrat avec l’État aux établissements publics, loin d’apporter une réponse aux dysfonctionnements du service public, ne fait que renforcer les difficultés de ces établissements (financières et sociales). Le gouvernement actuel poursuit la distribution des cadeaux aux établissements privés. Ces faits ainsi que les atteintes portées à la laïcité amènent Solidaires à défendre la nationalisation de l’enseignement privé et la fonctionnarisation de l’ensemble de ses personnels. Dans l’immédiat, Solidaires luttera contre les cadeaux faits aux établissements privés, exigera un strict contrôle de l’utilisation des fonds publics et demande que soit garantie l’indépendance des personnels, en réfléchissant à l’évolution de leur statut.
Une école solidaire : la solidarité implique le refus de la concurrence entre établissements, le refus de la hiérarchisation des filières et des formations. La solidarité exige une véritable politique scolaire avec des moyens supplémentaires pour les quartiers populaires. C’est pourquoi nous devons défendre et développer les RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté). La scolarisation des enfants handicapés nécessite les moyens humains et matériels de cette inclusion scolaire. Pour les personnels, comme pour les élèves, l’École ne peut pas être le lieu d’un « management » sur le mode de l’entreprise privée, elle doit au contraire favoriser la coopération et la collégialité. Solidaires revendique, pour les personnels enseignants, un statut unique, et pour tous les acteurs et toutes les actrices de l’école, un traitement égalitaire en matière de salaire. Ceci passe par la fin de la précarité, par le développement d’emplois statutaires pour des personnels formés, et bénéficiant d’une réelle formation continue.

L’école d’une formation polyvalente. Nous voulons défendre un enseignement qui reconnaisse, pour toutes et tous, la valeur des formations pratiques et manuelles, la valeur de l’expérimentation, en parallèle aux enseignements théoriques et à la culture générale. Nous avons une approche très critique de l’organisation de l’enseignement secondaire en trois filières (générale, technologique et professionnelle) calquées sur la division sociale du travail, car c’est l’école de la reproduction des classes sociales, celle qui actuellement creuse les inégalités issues de la naissance. Enfin, l’enseignement professionnel proprement dit, pour tous les métiers, ne doit pas être laissé aux entreprises. En ce sens, nous devons lutter contre la tendance actuelle à généraliser l’apprentissage, et nous devons défendre la spécificité de l’enseignement professionnel, mais enfin débarrassé de son image dévalorisée car tourné trop spécifiquement vers des enseignements « pratiques ». Nous défendons l’idée d’un lycée unique, qui a l’avantage de valoriser une idée de l’enseignement général et polytechnique pour toutes et tous, recule l’âge du choix d’une orientation professionnelle, fait partager une meilleure connaissance des différents champs de la connaissance et des pratiques.
Une école démocratique et émancipatrice. Nous dénonçons les notations individuelles, les inspections, les postes à profil au profit d’une solidarité active des acteurs de l’école. Ce que nous voulons est donc une école dont on repense la structure. En ce qui concerne l’émancipation, il s’agit bien de développer l’autonomie des élèves, leur aptitude à surmonter les contraintes, leur esprit critique, leur appropriation du savoir. En ce sens l’école doit être ouverte et coopérative, permettant et développant des pédagogies actives avec des élèves partie prenante de leur formation, collectivement. C’est pourquoi nous nous opposons au développement d’une évaluation individuelle se prétendant de plus en plus précise, par compétences ou non, qui aboutit au classement et la hiérarchisation des individus, en vue de leur employabilité.
Ces inégalités se perpétuent dans l’enseignement supérieur. L’accès aux formations du supérieur est de plus en plus sélectif. Nous assistons à une professionnalisation grandissante des formations qui y sont dispensées, aux dépens de l’idée de savoirs et de transmissions de connaissances. Par ailleurs, le management est devenu la règle fondamentale de tout l’enseignement supérieur. Tout cela n’est pas sans conséquence sur les étudiant-e-s et l’idée qu’ils et elles se font de ce que doit être le travail. Solidaires doit défendre une formation et une recherche adossées aux savoirs et aux connaissances, indépendantes des besoins des entreprises. L’enseignement supérieur doit être gratuit et public, accessible à tous et toutes, avec ou sans diplôme, et quel que soit son âge.


Actualités syndicales aveyronnaises

dimanche 6 juillet 2014

La grande conférence sociale pour l’emploi... sans social et sans emploi, Ce sera sans nous !—

Depuis l’arrivée de F. Hollande à la Présidence, chaque année le gouvernement organise une « conférence sociale » au début de l’été. En 2012, l’Union syndicale Solidaires y a participé pour rappeler notre exigence que « le changement ce soit maintenant » ; nous avions aussi transmis nos positions, (...)

vendredi 4 juillet 2014

L’école est un champ de bataille

« L’école ne doit pas être un champ de bataille ». Telle est la raison invoquée par Benoît Hamon, Ministre de l’Éducation nationale, pour justifier l’arrêt du dispositif des ABCD de l’égalité, saisi comme objet de haine par des franges réactionnaires de la société.
— L’école est un champ de bataille.
Le (...)

vendredi 4 juillet 2014

Projet de circulaire RASED : un vrai-faux sauvetage

Les premiers projets ministériels fin 2013 laissaient craindre le pire pour les RASED : la continuation d’une politique aboutissant à leur disparition et la dissolution des spécialités. Suite aux groupes de travail ministériels, la nouvelle circulaire (à paraître cet été) devrait réaffirmer les (...)

vendredi 27 juin 2014

LETTRE SUD vendredi 27 juin

1) Retraites : pour la suppression de toutes les décotes Pétition à signer en ligne de la Fédération SUD éducation - Juin 2014
Publié le jeudi 26 juin 2014 sur http://www.sudeducation.org/Retrait... Depuis 1993, les « réformes » du système de retraites se suivent et se ressemblent. Toutes ont conduit à (...)

vendredi 27 juin 2014

Déclaration sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (adoptée par le Comité du CSEE le15 Avril 2014)

Le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE) s’inquiète des conséquences du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement actuellement en cours de négociation entre les Etats-Unis et l’UE.
Le CSEE demande à la Commission européenne et aux Etats membres d’exclure l’enseignement des (...)

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Brèves

7 février 2011 - CREATION D’UN COLLECTIF DE DEFENSE DE NOS ECOLES A MILLAU

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Pour contrer les réductions inédites des dotations horaires des établissements, les personnels (...)